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exposition de mes peintures, des photos de mes voyages, mes impressions, ce que jai pu faire en théâtre avec des personnes handicapées,mes stages de clown.

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prise en charge des handica pés et psychiatrie au Sénégal

Prise en charge et art-thérapie au Sénégal:

 

Ce qui choque lorsqu'on arrive au Sénégal, c'est le nombre impressionnant de personnes mendiant dans les rues. Ces mendiants sont souvent lépreux ( certains sont tellement minés par la maladie qu'ils rampent à terre), des enfants de 4 à 15 ans, des personnes souffrants de handicpas physiques ou encore des albinos. Il n'est pas rare de voir des gens errer nus ou hurlant à tous les vents. C'est là que se pose la question de la prise en charge des toutes ces personnes complètement marginalisées ou en complète rupture sociale. Nous verrons aussi la place que tient l'art-thérapie au Sénégal.

 

Contrairement à la France, le Sénégal ne « cache » pas ses personnes handicapées. On peut les voir partout dans les rues. Malheureusement, ils mendient. Il faut dire que la plupart des familles n'ont pas l'argent nécessaire pour subvenir à leurs besoins. C'est pour cela que l'on rencontre des lépreux, des personnes handicapées, des aveugles (...) en train de mendier dans la rue. Ceci dit, c'est assez typisue des ethnies du Nord du Sénégal. En effet, les diolas, les mankagnes (..)ne vont pas mendier par fierté, tradition ou religion ( ils sont très fortement animistes même si officiellement, ils on adopté la religion musulmane ou catholique) et les familles prennent complètement en charge leurs congénères. Dans les villages ( et dans un passé pas si lointain à Dakar ou St Louis), on pense que la maladie mentale est une possession par des esprits malfaisants qui ne se soigne que chez le guérisseur qui organise une séance « d'exorcisme ». Cela donne parfois des situations étonnantes, de vifs débats aussi). Dans l'association dans laquelle je travaillais, il n'était pas rare que les enfants suivent les deux thérapies: la traditionnelle et la moderne. Chez certaines ethnies, on donne du catandiantabé aux personnes qui souffrent soit d'une maladie mentale soit d'une maladie incurable. Le catandiantabé est une plante puissamment hallucinogène puisque son effet est irréversible. Le problème est que la population n'est pas informée des différentes maladies mentales et assimilent tout à la folie ( dans un sens très péjoratif). Les personnes handicapées ne sont pas les seules à pâtir de la spirale de la misère: les enfants aussi. Ces enfants, que vous pouvez croiser dans les rues dès 6h du matin et une bonne partie de la nuit, sont issus principalement de familles pauvres qui envoient les enfants chez le marabout pour apprendre le Coran. Or beaucoup de ces marabouts sont sans scrupules: ils exigent des enfants ( que l'on appelle les « talibés » ou enfants des rues, ou encore quand ils se sont affranchis du marabout les « fakhman ») de mendier toute la journée. Ces enfants doivent ramener une certaine somme sinon ils ne mangeront pas et se feront frapper. Ils sont en haillons et ne voient jamais leur famille. Ils vivent dans un climat constant de violence, de malnutrition et de manque d'hygiène.

 

Les personnes handicapées physiques sont les plus intégrées à la société sénégalaise. Il y a plus de structures s'occupant d'eux et il n'est pas rare que certains travaillen dans les différentes adminsitrations. Ils sont syndiqués et font partie des partis politiques. Certains passent le BAC mais ne peuvent aller à l'université faute d'accès adaptés. Cela prévaut bien sûr pour les personnes dont les familles ont les moyens financiers. Pour les familles pauvres, c'est la mendicité.

Le ballet TAKKU LIGGEY est une troupe composée d'artistes valides et handicapées. C'est une troupe de théâtre et de danse qui a été fondée en 1986 dont le but est de lutter contre la mendicité et de permettre aux personnes handicapées physiques de s'exprimer au travers de l'art.

Il y a peu d'organismes qui s'occupent des personnes handicapées mentales. Sur les trois qui se situent à Dakar, seule une structure prend les personnes au-delà de l'âge de 12 ans. Chacune de ces écoles apporte des connaissance de base en numération, écriture, lecture. Elles prodiguent également des cours de dessin, de peinture, de confection de bijoux en perles...Elles sont aussi le moyen pour des parents complètement désemparés de voir les capacités réelles de leurs enfants et de poser des questions sur les diverses pathologies, maladies aux éducateurs. Je me rappelle d'un élève de l'association ESTEL. Sa mère, qui avait 6 autres enfants, n'avait pas trouvé d'autre moyen que d'enfermer son fils dans une pièce plongée dans le noir toute la journée car il avait des crises de violence et une grande tendance à la fugue. Après huit ans de ce traitement, la mère découvre l'association et laisse son fils à l'école. Elle a été très étonnée de voir soin fils évoluer, cesser de fuguer ou encore de s'assoire pour faire des dessins ou écouter un conte.

Dans ces différentes écoles, il est possible aux élèves d'apprendre un métier. A Keur Xaleyi ( la maison des enfants en wolof), on leur dispense des cours de couture ou de cuisine; à l'association Estel, on les forme aux cultures hors-sol. Par contre leur intégration est beaucoup plus difficile du fait des préjugés dont ils sont victimes. Cependant, une exposition de peintures d'enfants handicapés ainsi que des photos-portraits a eu lieu à la galerie nationale de Dakar. Cette exposition avait pour but de sensibiliser l'opinion publique à l'intégration de ces enfants dans la vie sociale, artistique et professionnelle. Le ministre de la Solidarité nationale s'est dit «  disponible quant à la situation des handicapés ». Le chemin reste cependant très long. Trop peu d'enfats ou adultes handicapés mentaux ont accès à des structures adéquates et le personnel manque!!! Mais la décennie africaine des handicapés ( 2001-2009) décrétée par l'Union Africaine est une source d'espoir. Même si sur le terrain, les effets ne sont pas encoire visibles. En effet, aucune campagne gouvernementale d'information sur les différentes maladies mentales n'a été faite jusqu'à présent et ce secteur de la santé ne dispose pas assez de moyens tant financiers que matériels pour sortir de cette marginalisation.

 

Les enfants sont très touchés par la mendicité qu'ils soient talibés ou fakhman. Imaginez des enfants de 4 à 15 ans déambulant dans les rues cherchant l'argent qui leur permettra de ne pas être punis par le marabout et d'entretenir celui-ci!!! On ne leur apporte aucune instruction, aucune affection et sont violentés aussi bien dans la rue ( par quelques policiers peu scrupuleux oiu encore les fakhman) que dans le dara ( lieu où ils vivent avec le marabout). Ils rencontrent beaucoup de problème d'ordre médical du fait du manque d'hygiène ( la galle ou le choléra, la lèpre..) ou de malnutrition. Complètement en rupture, l'enfant devient lui-même violent voire carrément délinquant. Quand ils deviennent des fakhman, ils se constituent en bande avec chacun son territoire pour dormir et mendier. Les bagarres ne sont donc pas rares.

Heureusement quelques associations oeuvrent pour aide ces jeunes à se reconstruire et à mener une vie « enfantine ». Le Samu Social Internationnal existe à Dakar depuis maintenant 3 ans. Ils récupèrent certains enfants ( ceux qui le souhaitent ) et leur apporte outre des soins médicaux ( qui eux sont prodigués à tous les enfants croisés dans la rue lors des maraudes), un appui psychologique, un cadre dans lequel ils réapprennent à vivre en communauté selon des règles bien précises, des activités pédagogiques et bien sûr des moments d' »insouciance » ( jeux, football). Ils ont aussi des cours d'arts plastiques mais ce n'est pas la priorité de l'association. Ils essaient surtout de replacer les enfants dans leur famille quand ceux-ci se sentent prêts ou quand cela est possible. Sinon, l'association leur trouve un foyer qui pourra les perndre en charge sur un plus long terme.

Je tiens à citer l' EMPIRE DES ENFANTS. Cette association très active à Dakar depuis des années accueille les enfants des rues. Outre les activités classiques, elle propose des thérapies par l'art comme le théâtre, la peinture, la musique ou encore le cinéma. Il y a souvent des représentations ou des expositions dans ce centre. De plus, beaucoup d'artistes sont invités et donnent des représentations ou des cours gratuits. ET quelle joie de voir sourire ces enfants!

 

Parlons maintenant des deux seuls hôpitaux psychiatriques du Sénégal: l'hôpital de Fann de Dakar et l'hôpital de Thiaroye. Il y a encore fort peu de temps, on menaçait les gens de les y enfermer s'ils ne rentraient pas dans le droit chemin...

Le CHU de Fann ne compte qu'une trentaine de lits. L'architecture de la bâtisse tient plus de la prison. Pourtant celui-ci s'est démocratisé dans le sens où les patients peuvent circuler comme bon leur semble dans l'hôpital. Il existe aussi des consultation externes. Cet hôpital n'est pas accessible au commun des sénégalais car il faut payer 2500 francs Cfa par jour. Ils ont amélioré leur service en créant l'atelier PENC ( prononcez pentch qui signifie en wolof l'arbre à palabres; l'arbre à palabres dans la tradition africaine est l'arbre central du village sous lequel les anciens vont se réunir pour prendre des décisions). Le PENC est une thérapie collective qui correspond bien à la culture africaine. Le principe est simple: les patients se réunissent sous un Fromager ( un arbre immense) avec leur médecin traitant pour parler de leurs difficultés. Ainsi les codes sociaux traditionnels africains sont préservés. Deux fois par semaine, les patients ont un atelier de peinture. L'inconvénient dans cet hôpital est l'augmentation des « accompagnateurs mercenaires »: ce sont des personnes payées pour rester avec les patienst mais qui n'ont aucune compétence..

L'hôpital de Thiaroye a une plus grande capacité d'hébergement et les cas qui y sont traités sont plus graves ( psychoses, troubles liés à des addictions). Là-bas, les adultes et les enfants sont mélangés sans distinction de sexe ou d'âge. Le mobilier est plus que spartiate( lit en béton avec matelas ou carrément rien du tout). Il y a une salle de télévésion sans attraits. Sur les murs, on peut voir des inscritions à la craie écrites par les patients et dans l'entrée on trouve des fresques représentant des scènes de « Ndeup » ( exorcisme en wolof).

Le contraste entre les deux hôpitaux est rappant. Il faut dire que les moyens manquent: «  la psychiatrie est la parente pauvre du système de santé au Sénégal ».

 

Le gouvernement est maintenant dans l'optique de créer des « maisons de solidarité » afin de «  rendre propre la ville de Dakar ». Pour mettre fin à l'errance des lépreux, des enfants, des personnes handicapés, il préconise l'hôpital psychiatrique!!! Grave erreur!!! Comme le dit si bien Ousmane Thiendalla Fall: «  la maladie mentale se soigne dans nos société, dans nos familles, dans notres environnement de tous les jours. Le concept de solidarité trouve plus de résonnance dans l'intégration. »

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V
<br /> bonjour!! je viens de regarder votre blog avec grande attention!! je suis actuellement en diplome universitaire d'art thérapie et je saurai diplomé à la fin de l'année!! Je VOUDRAI SAVOIR SI vous<br /> CONNAISSEZ DES CONTACTS QUI SERaient intérréssé par des prises en charge en art thérapie au Senegal. Je cONNAIS ce pays, j'y suis allée en 2007 pour repeindre une école maternelle de l'asso les<br /> jeunes pousses et j'aimerai vraiment y retouner pour exercer mon métier!! en espérant vous lire ! cordialement virginie<br /> <br /> <br />
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